Union Nationale des Syndicats de Salariés des Foyers et Services pour les Jeunes Travailleurs
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Accueil > La CGT des FJT > Valeurs associatives > Contribution de la FERC et de l'UFAS

Contribution
De la Fédération de l’Education de la Recherche

et de la Culture  (FERC CGT)
et de l’Union Fédérale de l’Action Sociale
(FD CGT de la santé et de l'action sociale)

 

L’économie sociale et son concept une femme, un homme égale une voix, est un concept novateur. C’est un creuset de démocratie sociale au sens noble du terme.

Ce concept vise exclusivement les adhérents et ou les bénéficiaires des structures de l’économie sociale.

Quand il s'agit de faire participer le public, tout va bien, mais quand il s'agit de faire participer les salariés !!!

Rien ne va plus…

L'économie sociale et plus particulièrement le secteur associatif ne sont-ils pas sous les orientations, les ordres de l'État, des municipalités, des conseilles généraux, des conseillers régionaux, de jeunesse et sports, de la DDASS, de la Caf ? Il n'est pas rare, que des associations d'éducation populaire aient des projets qui intéressent les financeurs publics. Quand les financeurs acceptent de subventionner ces associations, les subventions allouées, le sont de plus en plus à partir de conventions d'objectifs, fixées par le financeur. Celles ci sont très souvent contraires au but de l'association et aux services qu'elle rend aux populations concernées.

En agissant de la sorte les pouvoirs publics instrumentalisent ces associations, après leur avoir assigné une mission d'intérêt social général, voire de service public, en ne leur donnant pas les moyens nécessaires d’assumer les objectifs et le rôle qu’ils leur assignent, quand ces moyens ne leur sont pas purement et simplement supprimés.

De nombreuses fédérations, unions, groupements d'employeurs, gestionnaires de ces structures de l'économie sociale, qui sont les interlocuteurs des organisations syndicales de salariés lors des négociations, développent de véritables stratégies de casse des garanties collectives des personnels de l'économie sociale ;

  • des accords collectifs sont négociés et signés en deçà du code du travail. Ces exigences des employeurs sont faites au nom du moindre mal, dans l’intérêt des salariés ( ?) et pour la survie des associations.
  • Des conventions collectives sont dénoncées parce que les salaires sont un coût, et qu'ils sont trop élevés.

Ce chantage aux salaires est inacceptable. Ces conceptions du dialogue social que nous vivons pendant les négociations sont l'inverse de celles érigées en vertu par l’UNIFED et l’UGERES qui n'hésitent pas à soutenir qu'elles suivent une démarche opposée à celle du MEDEF et du patronat en général. Elles veulent le bien et le progrès social pour le personnel !

De nombreuses associations de l’économie sociale subissent de plein fouet la politique rétrograde mise en oeuvre par les employeurs qui veulent substituer aux métiers des filières et introduire, des critères dans les filières, remplacer les diplômes et les qualifications par de la compétence ou de la polycompétence. Ces associations veulent effectuer une pesée des emplois au niveau local par l’intermédiaire de la négociation conventionnelle, et allouer des points professionnels.

Pour illustrer notre propos nous citerons la position d’un syndicat patronal :

«Les CAF vont mesurer la qualité de l'action socio-éducative à partir du seul diplôme dont sont titulaires les personnels en charge de cette action. Cette position nous semble extrêmement réductrice et dangereuse. Si un diplôme (ou une qualification) atteste de connaissances acquises par un salarié à un moment donné, il ne préjuge pas des compétences réelles qu'il développe en situation quelques années plus tard. En effet que vaut encore un diplôme obtenu il y a dix ou vingt ans, s'il n'est pas étayé par la pratique ?

Ce qui compte, ce sont les capacités du salarié à combiner, à transférer et à utiliser les

connaissances  et savoirs acquis dans les diverses situations professionnelles pour obtenir les résultats attendus. Ce sont donc ses compétences, appréciées par l'employeur, qui déterminent la qualité de l'accompagnement socio-éducatif.

Par ailleurs les diplômes existants, du type BEATEP, DEFA, etc. n'apportent pas toutes les connaissances nécessaires à l'action éducative menée dans les FJT, qui différent totalement du secteur social. L'exigence de diplôme du secteur social pour que les associations FJT bénéficient de la prestation socio-éducative n'est donc pas pertinente au regard de l'accompagnement développé pour les jeunes travailleurs en situation de mobilité, qui résident dans nos FJT."

Pour combattre ces reculs sociaux, nous avons la volonté de permettre à chacun de compter pour un.

En permettant aux salariés d’être acteur et décideur de leurs revendications